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Éducation & Formation Mis à jour le 16 août 2026

Salaire Historien en 2026

Étudie et analyse les faits du passé à partir de sources et d'archives, enseigne et publie des travaux de recherche.

En 2026, un historien en France gagne en moyenne 41 000 € brut par an, soit environ 2 670 € net par mois, avec une fourchette de 24 000 € à 80 000 € selon l'expérience et la région. Le salaire médian s'établit à 39 000 €. Estimations basées sur des données publiques (INSEE, DARES, APEC) agrégées et revalorisées — voir notre méthodologie.

Salaire moyen en France

41 000 €

/an brut

Données actualisées 2026
Distribution des salaires pour le métier Historien en France : minimum 24 000 €, 25e percentile 30 000 €, médiane 39 000 €, 75e percentile 61 550 €, maximum 80 000 €.

Distribution salariale

Percentiles 10 / 25 / 50 / 75 / 90 · en €/an brut

Min
24 000 €
P25
30 000 €
Médiane
39 000 €
P75
61 550 €
Max
80 000 €

50 % des historiens gagnent entre 30 000 € et 61 550 € par an brut (bande verte).

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Fourchette salariale

Min
24 000 €
Moyenne
41 000 €
Max
80 000 €

Salaire par niveau d'expérience

Débutant
0-2 ans
28 000 €
Confirmé
3-7 ans
38 000 €
Senior
8+ ans
55 000 €

Salaire par région

Région Salaire moyen vs. National
Île-de-France
47 150 € +15%
Auvergne-Rhône-Alpes
39 000 € -5%
Provence-Alpes-Côte d'Azur
38 100 € -7%
Nouvelle-Aquitaine
36 900 € -10%
Occitanie
36 900 € -10%
Moyenne nationale 41 000 € référence

Description du métier

L'historien est un spécialiste des époques passées, dont la mission principale est d'étudier, d'analyser et d'interpréter les événements, les sociétés et les civilisations. En s'appuyant sur une méthodologie rigoureuse, il consulte des sources variées (archives, textes anciens, témoignages, objets archéologiques) pour reconstituer et comprendre les dynamiques historiques. Son travail ne se limite pas à la simple narration des faits, mais vise à en proposer une lecture critique et argumentée.

Les missions de l'historien sont multiples et dépendent de son environnement de travail. Dans le monde académique, il définit des sujets de recherche, recherche des financements, dépouille des archives, rédige des articles scientifiques et des ouvrages, et participe à des colloques. Il consacre également une part importante de son temps à l'enseignement et à l'encadrement des étudiants. Hors de l'université, il peut être amené à valoriser le patrimoine (musées, services d'archives), à réaliser des expertises pour des documentaires, des entreprises ou des collectivités, ou encore à travailler dans le journalisme ou l'édition.

Le métier d'historien s'exerce majoritairement dans le secteur public : universités, centres de recherche (comme le CNRS), musées, bibliothèques, services d'archives nationaux ou départementaux. Cependant, des opportunités existent aussi dans le secteur privé, notamment dans le conseil en patrimoine, l'histoire des marques, la généalogie successorale ou l'édition. Le parcours est exigeant et très sélectif, nécessitant un investissement intellectuel et personnel sur le long terme, avec des débuts de carrière souvent marqués par une certaine précarité (contrats post-doctoraux).

La grille salariale est très liée au statut et au secteur. Un doctorant contractuel débute autour de 24 000 € brut par an. Un maître de conférences en début de carrière gagne environ 32 000 €, pour atteindre 50 000 € à 55 000 € en fin de carrière. Un historien confirmé, comme un professeur des universités ou un conservateur du patrimoine, peut percevoir entre 45 000 € et 80 000 € brut par an. Dans le secteur privé (conseil, expertise), les revenus sont plus variables et peuvent être supérieurs en fonction des missions.

Évolution de carrière

  • Maître de conférences après un doctorat et une qualification
  • Professeur des universités (après habilitation à diriger des recherches)
  • Directeur de recherche dans un organisme public (CNRS, EHESS...)
  • Conservateur du patrimoine ou archiviste (via concours de la fonction publique)

Formations recommandées

  • Licence Histoire (Bac+3)
  • Master Recherche en Histoire, spécialisation dans une période ou une thématique (Bac+5)
  • Doctorat en Histoire (Bac+8), indispensable pour une carrière académique
  • Diplôme de l'École Nationale des Chartes ou de l'Institut National du Patrimoine (INP)

Compétences clés

Esprit critique et d'analyseMéthodologie de la recherche historiqueExcellentes capacités rédactionnellesRigueur, patience et persévérancePédagogie et communication oraleMaîtrise d'une ou plusieurs langues anciennes ou étrangères

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Travail intellectuellement stimulant et passionnant
  • Grande autonomie dans l'organisation de la recherche
  • Contribution à la production de savoir et à la mémoire collective
  • Possibilité de voyager pour des colloques ou des recherches en archives

Inconvénients

  • Parcours d'études très long (Bac+8 minimum) et très sélectif
  • Précarité en début de carrière (statut de post-doctorant, CDD)
  • Recherche de financements souvent compétitive et chronophage

Spécialités et salaires premium

Enseignant-chercheur

32 000 – 75 000 €/an brut

Exerçant à l'université, il partage son temps entre l'enseignement (de la Licence au Master) et ses propres travaux de recherche. Il publie des articles et ouvrages, dirige des thèses et participe à la vie de son institution.

Conservateur du patrimoine / Archiviste

30 000 – 80 000 €/an brut

Accessible via un concours de la fonction publique, ce métier consiste à collecter, classer, conserver et valoriser des fonds d'archives ou des collections de musée. Il joue un rôle clé dans la transmission du patrimoine historique.

Historien d'entreprise / Consultant indépendant

40 000 – 90 000 €/an brut

Il met ses compétences au service d'entreprises pour rédiger leur histoire (storytelling de marque), valoriser leur patrimoine industriel ou réaliser des études spécifiques. Ce statut offre plus de flexibilité et un potentiel de rémunération élevé, souvent lié à la nature et la taille des projets.

Salaires historien à l'étranger

🇨🇭 Suisse

75 000 – 130 000 CHF/an brut

En Suisse, les postes d'historiens dans les universités sont bien financés mais très compétitifs. Il existe une forte demande pour l'histoire locale (cantonale) et l'histoire des relations internationales, en lien avec le rôle du pays.

🇧🇪 Belgique

35 000 – 85 000 €/an brut

Le paysage de la recherche est divisé entre les communautés flamande et wallonne, chacune avec ses universités et centres de recherche. Les Archives de l'État en Belgique sont une source majeure pour de nombreux historiens européens.

🇨🇦 Québec

60 000 – 110 000 CAD/an brut

Au Québec, le métier est très orienté vers l'histoire de la province, du Canada et de l'Amérique du Nord. La maîtrise de l'anglais est souvent indispensable pour la recherche. Les débouchés se trouvent dans les universités, les musées nationaux et les organismes gouvernementaux.

Questions fréquentes

Combien gagne un historien en France ?

Le salaire d'un historien en France dépend fortement de son statut. Un doctorant en début de parcours perçoit une allocation d'environ 24 000 € brut par an. Un maître de conférences, poste accessible après le doctorat, commence sa carrière autour de 32 000 € brut annuels et peut atteindre environ 55 000 € en fin de carrière. Un professeur des universités ou un conservateur du patrimoine en chef peut espérer un salaire allant de 50 000 € à plus de 80 000 € brut par an. Les historiens travaillant en tant que consultants indépendants pour des entreprises peuvent avoir des revenus plus élevés mais aussi plus irréguliers.

Quelles études pour devenir historien chercheur ?

Le parcours standard pour devenir historien chercheur est long et exigeant. Il commence par une Licence d'Histoire (Bac+3), suivie d'un Master Recherche (Bac+5) durant lequel l'étudiant se spécialise et rédige un premier mémoire de recherche. L'étape cruciale est ensuite la réalisation d'un Doctorat (Bac+8), qui consiste à rédiger une thèse originale sur un sujet précis. Ce diplôme est indispensable pour postuler aux postes d'enseignant-chercheur à l'université ou de chercheur au CNRS.

Quels sont les débouchés professionnels après des études d'histoire ?

Si la voie royale reste la recherche et l'enseignement supérieur, les études d'histoire ouvrent à de nombreux autres métiers. Les concours de l'enseignement secondaire (CAPES, Agrégation) sont un débouché majeur. Les métiers du patrimoine (conservateur, archiviste, médiateur culturel), du journalisme, de l'édition, de la documentation ou des bibliothèques sont également des possibilités. Enfin, les compétences d'analyse, de synthèse et de rédaction acquises sont très appréciées dans la fonction publique (via les concours), les relations internationales, les cabinets de conseil ou la communication.

Comment un historien peut-il se spécialiser pour mieux gagner sa vie ?

Pour augmenter sa rémunération, un historien peut développer une expertise dans des domaines porteurs. La spécialisation en histoire économique, en histoire des techniques ou en humanités numériques (Digital Humanities) est de plus en plus recherchée. Une autre voie est de monétiser son expertise en dehors du cadre académique, par exemple en devenant consultant pour des entreprises (histoire de marque), des productions audiovisuelles ou en se lançant dans la généalogie successorale. Enfin, la publication d'ouvrages à succès destinés au grand public peut générer des revenus complémentaires significatifs via les droits d'auteur.

Salaire Historien par ville

Le salaire d'un historien varie selon la ville. Consultez les estimations pour les 10 plus grandes métropoles françaises :

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