Salaire Dermatologue en 2026
Diagnostique et traite les maladies de la peau, des cheveux et des ongles, incluant la dermatologie esthétique.
En 2026, un dermatologue en France gagne en moyenne 115 000 € brut par an, soit une fourchette de 58 000 € à 240 000 € selon l'expérience et la région. Le salaire médian s'établit à 108 000 €. Estimations basées sur des données publiques (INSEE, DARES, APEC) agrégées et revalorisées — voir notre méthodologie.
Salaire moyen en France
115 000 €
/an brut
Distribution salariale
Percentiles 10 / 25 / 50 / 75 / 90 · en €/an brut
50 % des dermatologues gagnent entre 78 000 € et 180 600 € par an brut (bande verte).
Fourchette salariale
Salaire par niveau d'expérience
Salaire par région
| Région | Salaire moyen | vs. National |
|---|---|---|
| ★ Île-de-France | 135 700 € | +18% |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 126 500 € | +10% |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 117 300 € | +2% |
| Nouvelle-Aquitaine | 109 250 € | -5% |
| Occitanie | 105 800 € | -8% |
| Moyenne nationale | 115 000 € | référence |
Description du métier
Le dermatologue est un médecin expert qui prend en charge les maladies de la peau (acné, eczéma, psoriasis), du cuir chevelu et des ongles, ainsi que les infections sexuellement transmissibles. Il joue un rôle crucial dans le dépistage et le traitement des cancers cutanés, effectuant régulièrement des dermoscopies, des biopsies et des interventions chirurgicales pour établir des diagnostics précis et soigner les lésions.
Au-delà de la dermatologie clinique et pathologique, ce spécialiste intervient fréquemment dans le domaine de la dermatologie esthétique et correctrice. Il utilise des technologies avancées comme les lasers, les injections ou les peelings pour corriger les défauts cutanés, effacer des cicatrices ou lutter contre les signes du vieillissement, alliant ainsi expertise médicale et geste technique.
Il exerce majoritairement en cabinet libéral, souvent en secteur 2, mais peut aussi travailler à l'hôpital pour traiter les pathologies lourdes ou auto-immunes. C'est un métier qui nécessite une grande capacité d'observation, une dextérité manuelle pour les actes chirurgicaux et une veille constante sur les nouvelles thérapies.
Le **salaire d'un dermatologue en 2026** varie très fortement selon le mode d'exercice. En **libéral secteur 1** (tarifs conventionnés à 46 € la consultation), le revenu net moyen se situe autour de **8 000 à 12 000 € net/mois** avec un volume de 50 à 70 consultations/jour. En **secteur 2** (honoraires libres), les consultations spécialisées grimpent à 80-150 €, et un dermatologue installé dans une grande ville peut dépasser **20 000 € net/mois** en cumulant consultations, actes de dermatologie esthétique (botox, injections d'acide hyaluronique, peelings) et chirurgie dermatologique légère. Les revenus complémentaires issus des **actes esthétiques non remboursés** représentent souvent 30 à 60 % du chiffre d'affaires total dans les cabinets urbains bien positionnés.
La **pénurie de dermatologues en France** — environ 3 700 praticiens actifs pour un besoin estimé à 5 500 — allonge les délais de rendez-vous à 4 à 8 mois dans la plupart des régions et pousse les tarifs vers le haut. Les nouvelles installations en **secteur 3 non conventionné** (honoraires totalement libres) deviennent plus fréquentes, notamment dans les cabinets de dermatologie esthétique à Paris, Lyon et Nice, où une consultation peut coûter 150 à 300 €. À l'inverse, les praticiens hospitaliers touchent un salaire fixe (75 000 à 130 000 € brut/an selon l'ancienneté et le corps) avec la possibilité d'une activité libérale intra-hospitalière limitée.
Évolution de carrière
- Installation en cabinet libéral (secteur 1 ou 2)
- Praticien Hospitalier ou Chef de service à l'hôpital
- Spécialisation en dermatologie esthétique et lasers
- Enseignant-chercheur universitaire (PU-PH)
Formations recommandées
- Diplôme d'État de docteur en médecine (Bac+9 à Bac+11)
- DES (Diplôme d'Études Spécialisées) de Dermatologie et Vénéréologie
- Thèse d'exercice de médecine
- DIU complémentaires (ex: Dermatologie chirurgicale, Lasers)
Compétences clés
Avantages et inconvénients
Avantages
- Rémunération très attractive, notamment en esthétique
- Forte demande de soins et patientèle assurée
- Diversité des pathologies et des actes techniques
- Grande autonomie dans l'exercice libéral
Inconvénients
- Études extrêmement longues et sélectives (10 à 11 ans)
- Lourdeur administrative en pratique libérale
- Responsabilité médicale importante
Spécialités et salaires premium
Dermatologue libéral secteur 1
80 000 – 130 000 €/an netCabinet conventionné aux tarifs Sécurité sociale (≈ 30 € la consultation, remboursable). Volume de consultations élevé (25-35/jour) compensant les tarifs encadrés. Patientèle large et pathologies variées (acné, eczéma, psoriasis, dépistage cancer cutané).
Dermatologue libéral secteur 2 (esthétique et lasers)
130 000 – 280 000 €/an netHonoraires libres avec dépassements pour les actes esthétiques (botox, acide hyaluronique, lasers, peelings, IPL). Activité mixte (médicale + esthétique) très rentable, notamment en grande ville. Investissement matériel important (laser CO2, picosure, etc.).
Dermatologue hospitalier (PH ou PU-PH)
55 000 – 110 000 €/an brutPraticien Hospitalier en CHU ou centre hospitalier. Prise en charge des pathologies lourdes (mélanomes, lymphomes cutanés, maladies auto-immunes), enseignement et recherche. Salaire fixe, sécurité d'emploi, accès aux RTT.
Dermato-chirurgien / chirurgie cutanée Mohs
180 000 – 400 000 €/anSur-spécialisation après le DES en chirurgie reconstructrice du visage post-cancer (technique de Mohs) ou cosmétique avancée (blépharoplastie, lifting). Exercice mixte clinique privée + cabinet. Tarification haut de gamme.
Dermatologue esthétique
250 000 – 700 000 €/an netSous-spécialité axée sur les actes non remboursés (injections botox, acide hyaluronique, peelings, laser). Formations complémentaires (DU d'esthétique médicale). Rentabilité très élevée dans les grandes villes, marketing cabinet indispensable (site, presse, réseaux sociaux).
Dermatologue pédiatrique
80 000 – 150 000 €/an netSous-spécialité axée sur les pathologies cutanées de l'enfant (eczéma, dermatite atopique, urticaire, malformations congénitales). Consultations plus longues, tarif identique à la consultation adulte. Souvent en hôpital pédiatrique ou en association avec un allergologue.
Salaires dermatologue à l'étranger
🇨🇭 Suisse (Genève, Zurich, Lausanne)
200 000 – 450 000 CHF/anTrès forte demande, salaires parmi les plus élevés d'Europe. Cabinets privés esthétiques de luxe (rives lémaniques, Bahnhofstrasse) et cliniques privées (Hirslanden, La Tour). Reconnaissance du diplôme français facilitée via la procédure MEBEKO.
🇧🇪 Belgique
120 000 – 250 000 €/anBelle alternative pour les dermatologues français : tarifs libres en cabinet, démographie médicale plus favorable (moins de tension qu'en France). Bruxelles et la côte flamande concentrent les meilleurs revenus en dermatologie esthétique.
🇨🇦 Québec
300 000 – 500 000 CAD/anForte demande, peu de spécialistes (délais d'attente de 12-18 mois). Système de rémunération à l'acte (RAMQ) attractif pour les dermatologues. Reconnaissance du diplôme français possible via le CMQ mais procédure longue (12-24 mois).
🇱🇺 Luxembourg
150 000 – 300 000 €/anDémographie médicale tendue, patientèle internationale à fort pouvoir d'achat. Activité libérale ou en clinique privée (Hôpitaux Robert Schuman, ZithaKlinik). Avantage fiscal pour les frontaliers français.
Questions fréquentes
Quel est le salaire d'un dermatologue en cabinet libéral en France ?
Un dermatologue libéral en secteur 1 (tarifs conventionnés) gagne en moyenne 80 000 à 130 000 € net par an. En secteur 2 avec activité esthétique (lasers, injections), le revenu monte à 150 000 - 280 000 € net annuel. Les dermatologues installés en grande ville (Paris, Lyon, Marseille) et orientés esthétique sont les mieux rémunérés du corps médical.
Combien gagne un dermatologue à l'hôpital public ?
Un Praticien Hospitalier (PH) en dermatologie gagne entre 4 700 € et 9 000 € brut par mois selon l'ancienneté (échelons 1 à 13), soit 55 000 à 110 000 € brut annuel. Un Professeur des Universités-Praticien Hospitalier (PU-PH) atteint 9 500 à 13 000 € brut mensuel. Les gardes et activités d'intérêt général peuvent ajouter 10 à 25 % au salaire de base.
Vaut-il mieux s'installer en secteur 1 ou en secteur 2 ?
Le secteur 2 (honoraires libres) est financièrement plus avantageux mais plus exposé aux fluctuations de patientèle et nécessite une bonne communication. Le secteur 1 garantit un flux constant de patients (remboursés Sécu) mais plafonne le revenu à environ 130 000 € net. En 2026, environ 65 % des nouveaux dermatologues s'installent en secteur 2, notamment pour pratiquer l'esthétique.
Quel pays paie le mieux les dermatologues ?
Les États-Unis (350 000 à 600 000 USD/an) et la Suisse (200 000 à 450 000 CHF/an) sont les destinations les plus rémunératrices pour les dermatologues. Le Québec offre un excellent ratio rémunération/qualité de vie avec 300 000 à 500 000 CAD/an. La Belgique et le Luxembourg sont attractifs pour leur démographie médicale moins tendue qu'en France.
Quel est le salaire d'un dermatologue esthétique en 2026 ?
Un dermatologue spécialisé en **esthétique médicale** est parmi les mieux rémunérés de la profession. Chaque acte (injection de botox, acide hyaluronique, peeling, laser) est facturé entre **250 et 800 €** en honoraires libres non remboursés. Un dermatologue esthétique qui traite 15 à 25 patients par jour dans une grande ville génère un chiffre d'affaires annuel de **500 000 à 1,5 million d'euros**, dont **250 000 à 700 000 € net** après charges. À Paris, Lyon ou Nice, les cabinets premium (marque personnelle, réseau presse/influenceurs) atteignent régulièrement plus de 1 million de résultat net. L'écart avec un dermatologue conventionnel « pathologique » (acné, eczéma, psoriasis) est de l'ordre de ×2 à ×4.
Combien gagne un dermatologue débutant en secteur 1 ?
Un dermatologue qui vient de finir son internat et s'installe en **libéral secteur 1** génère typiquement un revenu net de **6 000 à 8 500 € net/mois** dès la première année d'installation. Cette rapidité s'explique par la pénurie de praticiens : la patientèle se constitue immédiatement, avec des délais de rendez-vous qui dépassent 6 mois dans la plupart des villes. Le revenu grimpe rapidement pour atteindre **10 000 à 12 000 € net/mois** après 3 à 5 ans, quand le cabinet fonctionne à pleine capacité (60-70 consultations/jour). L'installation en zone rurale ou périurbaine offre des primes d'installation de l'ARS pouvant atteindre 50 000 €.
Dermatologue en cabinet libéral ou salarié : quel écart de salaire ?
L'écart est significatif. Un **dermatologue salarié** en centre de santé, en clinique privée ou dans une chaîne de dermatologie (Doctolib Care, Livi médical) touche entre **6 500 et 10 000 € brut/mois** (5 000 à 7 500 € net), avec les avantages du salariat (congés payés, prévoyance, retraite). Un **dermatologue libéral** installé génère en moyenne **12 000 à 20 000 € net/mois** après charges, avec la contrepartie de porter les risques (investissement, frais fixes, absence de couverture chômage). Le salariat séduit les praticiens en début de carrière, les mères de famille cherchant l'équilibre vie professionnelle et personnelle, ou les seniors cherchant à alléger leur charge administrative.
Salaire Dermatologue par ville
Le salaire d'un dermatologue varie selon la ville. Consultez les estimations pour les 10 plus grandes métropoles françaises :
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